13.11.2017« PORTRAIT DE CREATEUR », à Chippis chaque trois semaines, découvrez un nouvel entrepreneur.

Reporter photographe, Kévin Manand nous apporte de Belgique sa créativité et bonne humeur au service des couples qui se marient et de toutes personnes souhaitant réaliser un shooting. Installé à Chippis avec sa famille depuis novembre 2015, il exerçait déjà depuis 2008 pour la presse belge et internationale.

Kévin Manand
Photographe
Kévin Manand photographe, Chippis                                                                           

Ouvert en avril 2016
Entretien-conseil en mars 2016

Comment avez-vous eu l’idée de l’entreprise ?
Le projet s’est un peu imposé de lui-même. Dans la profession de photographe, il est difficile d’exercer comme salarié. J’ai aussi toujours été attiré par l’activité indépendante, n’y ayant pas certaines contraintes et, surtout l’opportunité de pouvoir travailler à ma manière. Je peux ainsi me consacrer à mes clients, apprendre à les connaître, m’informer sur ce qu’ils désirent et leurs motivations. Cela prend plus de temps, mais cela rend le métier plus agréable et permet d'oublier que l'on travaille. Même si des amitiés peuvent émerger, lorsque l’on est son propre patron c'est pour ses clients que l'on s'active.

De l’idée à la réalisation, combien de temps s’est écoulé ?
Entre la période de réflexion et mes premiers shootings, il m’a fallu 3 à 4 ans pour me faire connaître, poser mes idées, ma philosophie et trouver mon style. Après mes études, j’avais pu faire un an de stage et travailler sur mandats durant 2 ans. Lorsque nous sommes arrivés à Chippis, le développement de mon activité de photographe fut plus rapide du fait de mon expérience. Il m’a quand même fallu compter sur le temps de l’installation, de trouver mes marques et le rythme de la famille.

Quelle a été l’étape clé à la réussite de votre projet ?
De découvrir ce qui me convenait le mieux par rapport à mon offre de prestations. Après plusieurs expériences dans les milieux politiques, artistiques, voyages, etc. j’ai pu choisir mon orientation. De pouvoir être sûr de ce que je veux faire et de trouver mon fil rouge m’a permis de voir plus loin, de placer des objectifs précis. A chaque fois, que j’ai des retours spontanés positifs cela m’est très significatif et me conforte dans mes choix.
Une autre étape importante fut lorsque j’ai pu m’installer dans un local, en Belgique. Cela m’avait permis de m’y investir pleinement. Comme je ne travaillais plus à la maison, il fut indispensable que je m’impose des horaires et une méthode de travail. Aujourd’hui, je souhaite retrouver cette dynamique et suis à la recherche d’un local dans la région de Sierre.   

Quels ont été les soutiens nécessaires, stimulants, réconfortants ?
En premier, mon épouse. Sans elle, tout ça n’aurait pas pu être fait. Autant moralement que financièrement, elle s’est montrée toujours très soutenante, en faisant preuve de patience. C’est un travail d’équipe ! Notre échange d’idées est très enrichissant et ses propositions complètent mon approche. L’entourage familial et amical, dans ses encouragements, me fut très stimulant. A distance, j’ai même encore un ami qui veille sur moi et me tire parfois les oreilles.
Les organismes de soutien à l’entrepreneuriat, comme Challenge en Belgique et l’Antenne Région Valais romand en Valais m’ont également beaucoup encouragé. Grâce aux entretiens-conseils, j’ai pu comprendre le système suisse ainsi que rédiger un business plan. Chose que je n’avais jusque-là jamais vraiment faite. Cela m’a aidé à me recentrer, travailler sur mes formules, tarifs et idées à mettre en place. C’est un bon exercice surtout lorsque l’on a tendance à s’éparpiller. Les rencontres « Lance ta boîte ! » furent aussi intéressantes pour comprendre comment ça marche, les difficultés ainsi que pour découvrir des endroits et des personnes sympas.

Etre ou devenir entrepreneur ?
Avant tout chose, il faut être entrepreneur au fond de soi. On le devient aussi par son entourage et tout le dynamisme dont on dispose autour de soi. Pour y arriver, il faut s’entourer. De démarrer seul, en tout cas dans mon cas, c’était presque voué à l’échec. Il me fallait un cadre, des limites, de l’encouragement et de la motivation. Il faut trouver un organisme ou des amis solides.


Propos recueillis par l’Antenne Région Valais romand le 28 juillet 2017.

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