08.05.2017"PORTRAIT DE CREATEUR", à Martigny

CHAQUE TROIS SEMAINES, DECOUVREZ UN NOUVEL ENTREPRENEUR.

Dans leur nouvelle halle de Martigny, Alexandre Maury et Daniel Gaspari proposent tous les services dans les domaines des camping-cars, des caravanes et des véhicules automobiles. Les 600 m2 de l’atelier et le magasin d’accessoires de 200 m2, unique en Valais, en font un véritable haut-lieu de ce mode de voyage. Le duo a su séduire une clientèle importante, en mettant la priorité sur la qualité de son service après-vente. Ingénieux et multicompétents, ils sont prêts à trouver des solutions à toutes les attentes des camping-caristes.

Alexandre Maury et Daniel Gaspari
Brevet fédéral de tôliers en carrosserie
G’M Camper Valais Sàrl, Martigny                              

Ouvert en avril 2016, inauguré le 1er avril 2017
Entretien-conseil en mai 2015

Comment avez-vous eu l’idée de l’entreprise ?
A.M. J’ai vingt ans d’expérience dans le domaine des camping-cars. Nous pouvons travailler pour un patron autant que pour nous-mêmes, donc autant le faire pour nous. J’avais ce projet en tête depuis dix ans. Nous devions développer trois axes : la vente de camping-cars, la révision et la modification d’engins, ainsi que la vente d’accessoires et pièces détachées. C’est un milieu dans lequel nous retirons beaucoup de plaisir à travers la satisfaction de la clientèle, qui se veut très ouverte.
D.G. Notre rêve est devenu réalité. Nous nous sommes rencontrés, puis trois mois se sont écoulés durant cette période de transition. Nous avons réuni le financement et nous nous sommes lancés les deux. Le domaine du camping-car est moins concurrentiel que celui de l’automobile. Nous avons une clientèle qui s’étend du Haut-Valais à la Riviera.

De l’idée à la réalisation, combien de temps s’est écoulé ?
Une année et demie s’est écoulée. Au départ, nous cherchions une halle existante. Mais les recherches se sont vite soldées, les biens envisagés étaient introuvables ou hors de prix. Construire une halle s’avérait moins onéreux que de racheter du vieux. Il nous restait à trouver le terrain. Nous avons eu la chance de trouver le bien idéal, qui plus est, situé à Martigny ! Nous sommes de vrais Martignerains et heureux d’avoir pu nous implanter sur la commune. Nous sommes idéalement localisés en bordure de route cantonale et la proximité de l’autoroute renforce notre visibilité. La construction de la halle a cependant pris du retard. Dans l’intervalle, nous avons su maintenir une clientèle et avons pu esquisser tous les détails de ce que nous avons créé.

Quelle a été l’étape clé à la réussite de votre projet ?
C’est un peu le tout. Au départ, nous cherchions une halle à rénover. L’opportunité de ce terrain à Martigny a été décisive dans le projet. Cela nous permettait de maintenir une proximité avec notre clientèle et d'en développer une nouvelle. Le milieu est peu concurrentiel. Comme nous misons beaucoup sur le service après-vente, nous avons su séduire de nombreux amateurs de véhicules de loisirs. Au départ, nous avons aussi dû prendre le risque de faire l’acquisition de cinq camping-cars pour notre vitrine. Cela représentait un gros investissement. Il a fallu se lancer. Finalement, en 10 mois d’activités, nous avons vendu un nombre intéressant de véhicules. Le pari s’est révélé gagnant.   

Quels ont été les soutiens nécessaires, stimulants, réconfortants ?
D.G. Nous avons bénéficié de personnes compétentes dans notre entourage, que ce soit au niveau architectural du projet ou au niveau des relais économiques. Elles nous ont accompagnés dans le projet et orientés vers les bons partenaires. C’est une chance. Même s’il y a beaucoup de choses que nous réalisons par nous-mêmes. Quand j’ai rédigé le business plan, il en ressortait six mois de chiffres rouges. Aujourd’hui, après une année d’activités, nous ne les avons pas encore connus. Avec le maintien du fonds de roulement permis par la vente des véhicules, nous avons pu construire le magasin qui a été inauguré le 1er avril dernier. Les entretiens, que nous avons eus avec l’Antenne Région Valais romand, nous ont été très utiles, particulièrement au niveau du business plan. Le service très compétent que nous y avons trouvé nous a rendus attentifs à des points que nous n’imaginions pas au départ.
A.M. Lorsque l’on monte son projet d’entreprise, on a souvent différentes priorités. C’est une chance d’avoir bénéficié du soutien de ces personnes qui nous ont accompagnés dans le projet et orientés vers les bons partenaires. La bonne relation que nous entretenons avec notre fournisseur principal a également été un soutien important.

Etre ou devenir entrepreneur ?
A.M. Au départ, tu as à cet esprit d’entrepreneur ou tu ne l’as pas. Il faut oser ! Beaucoup n’ont pas osé et ils le regrettent. Dans certains métiers, sans la niaque, pas besoin de démarrer. La prise de risque pèse intérieurement, mais on en dégage beaucoup de satisfaction. Nous avons l’esprit « un problème, une solution », que nous appliquons au quotidien.
D.G. Si tu as peur, tu ne le fais pas. La passion, c’est comme un essuie-glace, il n’arrête pas la pluie, mais permet de continuer d’avancer. En planchant sur le business plan, en voyant tous les éléments à considérer, il fallait oser nous lancer. En laissant la peur de côté et en prenant un élément après l’autre, nous y sommes parvenus. Le statut de patron implique de réduire son salaire au départ… cela pèse dans les premiers temps, il ne faut juste pas que ça dure trop longtemps.

 

Propos recueillis par l’Antenne Région Valais romand le 7 février 2017.

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