13.03.2017"PORTRAIT DE CREATEUR", à Saint-Maurice

CHAQUE TROIS SEMAINES, DECOUVREZ UN NOUVEL ENTREPRENEUR.

Camille et Vincent Pignat, couple d’ingénieure et automaticien, ont décidé d’amener leur compétence technique dans le domaine viticole. En effet avec leur machine de mise en bouteille mobile avec étiquetage, ils proposent une alternative intéressante aux encaveurs qui peuvent ainsi se concentrer à développer leur compétence œnologique. Le service technique proposé par leur entreprise Technovin complète l’offre en faveur des caves.

Camille et Vincent Pignat
Ingénieure, automaticien
Technovin Sàrl, Saint-Maurice                         

Ouvert en juillet 2015
Entretien-conseil en mars 2015

Comment avez-vous eu l’idée de l’entreprise ?
Camille : Deux chemins nous ont menés à la création de l’entreprise. Le premier a été le fait que nous sommes tous deux au bénéfice de formation pour travailler sur des lignes de production.
Vincent : Le second réside dans l’activité familiale d’exploitation de champs d’abricots. J’avais l’idée, qui végétait depuis longtemps, de créer une ligne de mise en bouteille pour les jus d’abricot. Cependant, le marché pour le jus n’était pas assez important en Valais. Nous avons donc eu l’idée de nous tourner vers le vin. En participant à une foire en 2014, nous avons découvert une embouteilleuse. La machine nous a plu.
Camille : Finalement, il y a eu cette petite annonce d’un jeune œnologue à la recherche d’un nouveau défi. Nous l’avons rencontré et ça nous a donné l’étincelle de départ et la motivation de nous lancer dans le milieu du vin ! C’est un challenge, car nous touchons à un produit vivant, nous devons maîtriser notre processus.

De l’idée à la réalisation, combien de temps s’est écoulé ?
De la vraie idée née suite à la rencontre avec l’œnologue et la constitution de l’entreprise en juillet 2015, six mois se sont écoulés. Il nous a fallu six mois supplémentaires pour développer la mise en bouteille mobile et l’installation de la chaîne sur la remorque. Nous avons aussi suivi un cours sur mesure à Changins. Si nous nous engagions dans le domaine du vin, il était important d’être en contact avec eux. Ils ont également validé notre machine. Le service technique sur les installations des clients a, quant à lui, démarré de suite. Notre partenaire commercial nous a ouvert les portes des grandes caves pour le service technique. En une année, nous sommes déjà bien présents sur le marché romand !

Quelle a été l’étape clé à la réussite de votre projet ?
Camille : L’étape clé réside dans les discussions avec l’œnologue suite à la lecture de la petite annonce. Pour la réussite, le partenariat commercial que nous avons pu établir nous a offert de développer le service technique, un secteur où nos activités se sont fortement étendues. Suite à cela, nous envisageons donc d’engager une personne pour développer les activités de mise en bouteille mobile. La question s’est posée si l’on devait s’agrandir ou non. Nos clients sont demandeurs. Nous pensions avoir plus de concurrents. D’ailleurs, nous n’avons pas eu l’impression que ça a démarré. Comme si ça avait démarré sans nous. Heureusement, sinon nous serions encore en train de chercher la formule !

Quels ont été les soutiens nécessaires, stimulants, réconfortants ?
La rencontre avec l’Antenne Région Valais romand, à qui nous avons soumis notre business plan, a été très réconfortante et motivante. Ce sont les premiers à avoir vu notre business plan. Les différences entre les structures d’entreprise nous ont été expliquées. Après, les choix nous incombent, c’est ça qui est difficile en créant l’entreprise, car nous devons faire ces choix. Nous en sommes ressortis encouragés et grâce à cela nous avons osé aller voir les banques. Le partenaire clé lors du lancement du projet a été l’institut bancaire qui nous a rapidement fait confiance. L’Antenne nous a également mis en lien avec Genilem, dont nous recevons un coaching. Nous devions acheter cette machine, même sans clients. Sans machine, pas de clients… Nous y avons cru ! Nous avons aussi réussi à bien nous entourer dans tous les domaines, cela est essentiel. Nous pensons principalement à notre partenaire commercial qui nous a ouvert les portes de nombreuses caves et marques.

Etre ou devenir entrepreneur ?
Camille : Les deux. Il faut avoir la graine à la base. Il y a celui qui entreprend, qui a envie de faire quelque chose. Après il y a celui qui se lance. Franchir le pas du lancement, c’est le devenir. Il s’agit après de devenir patron. A voir mon mari, l’entrepreneuriat l’a changé.
Vincent : Pour moi, on le devient. Il faut oser le faire.

 

Propos recueillis par l’Antenne Région Valais romand le 10 janvier 2017.

 

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