20.02.2017« PORTRAIT DE CREATEUR », à Sion

CHAQUE TROIS SEMAINES, DECOUVREZ UN NOUVEL ENTREPRENEUR.

Lucien Théoduloz et Grégory Zermatten, amis des bancs d’école, ont développé leur premier projet d’entreprise à travers le programme Business eXperience.
Dans le montage du projet d’un agenda cartographié regroupant l’offre culturelle et événementielle du pays, l’opportunité s’est présentée de reprendre les activités du Passeport valaisan. Les complémentarités des deux produits paraissaient suffisamment intéressantes pour se lancer.

Lucien Théoduloz, Grégory Zermatten et Olivier Matthey
Gérants d’un pass événementiel et culturel
Valezy Sàrl, Sion                          

Ouvert en février 2016
Entretien-conseil en février 2016

Comment avez-vous eu l’idée de l’entreprise ?
Durant Business eXperience, programme proposé aux futurs diplômés de la HES-SO Valais-Wallis, de nombreuses idées d’entreprises se sont succédées, avec toujours en fil rouge, cette idée de l’utilisation d’une cartographie. Le premier concept consistait à créer un produit permettant d’offrir des tournées à ses amis à distance. Nous avons rapidement constaté que le côté fun prenait le dessus sur le côté rentable ! A partir de là, en restant dans le thème des sorties tout en se basant sur l’observation qu’il existait beaucoup d’agendas dispersés, est né le projet Valezy. Le but était de regrouper tout ce qui se passe et de le faire sous forme de cartographie et non de liste agendée.
Le professeur qui nous suivait nous a suggéré de développer un partenariat avec le Passeport valaisan, pass identitaire créé en 2013, qui cherchait à développer un agenda des événements en Valais. Nous avons donc rencontré les fondateurs et avons finalement discuté de sa reprise.

De l’idée à la réalisation, combien de temps s’est écoulé ?
La condition sine qua non fixée par les anciens propriétaires du Passeport valaisan était d’être constitué en Sàrl pour la reprise. Cela a accéléré le processus ! Lorsque nous avons terminé nos études en septembre 2015, il était clair que nous allions tenter l’aventure avec notre projet. Depuis février 2016, nous sommes, avec notre associé Olivier, actionnaires de notre Sàrl.

Quelle a été l’étape clé à la réussite de votre projet ?
L’opportunité de pouvoir reprendre le Passeport valaisan nous a beaucoup motivés. Cela nous permettait d’obtenir des entrées financières directes, grâce à la vente des Passeports, et nous trouvions que c’était un projet plein de potentiel et de challenge. C’est aussi grâce à cela qu’Olivier, déjà entrepreneur puisqu’il a créé et gère son entreprise d’informatique à Neuchâtel depuis bientôt 9 ans, a accepté d’entrer dans le projet.

Quels ont été les soutiens nécessaires, stimulants, réconfortants ?
Pour développer notre projet, nous avons la chance de pouvoir compter sur le soutien de nos familles qui nous épargnent certaines charges et nous permettent ainsi de nous accorder du temps pour développer l’entreprise.
Lucien : Au niveau des soutiens externes, le premier contact que nous avons eu avec l’Antenne Région Valais romand, qui nous a orientés vers les différentes aides au démarrage, a été très appréciable. Nous avons eu l’opportunité d’intégrer l’Espace Création à Sion. Autant pour l’utilisation des locaux que pour le partage d’expériences, notamment avec les entrepreneurs présents sur place, cette optique a été et est toujours très bénéfique.
Grégory : Pour ce qui est de la stratégie et de la vente, l’accompagnement de Genilem nous apporte un regard extérieur important. Comme nous sommes les deux au bénéfice de la même formation, le coach nous remet en question et nous challenge sur passablement d’éléments.
Finalement, iI nous a été assez facile d’entrer en discussion avec certains des anciens partenaires. Leur soutien nous a confortés dans le projet. Il a été très stimulant de se lancer dans le projet avec, dès le départ, des partenaires comme VINEA ou le Guinness Irish Festival, qui ont accepté de faire partie de l’aventure. Maintenant, nous envisageons des soutiens futurs, notamment d’entités potentiellement concernées par le produit.

Etre ou devenir entrepreneur ?
Lucien : Pour moi, être entrepreneur est plus une philosophie de vie. C’est quelque chose que l’on expérimente dans la vie de tous les jours avant même de l’être professionnellement. C’est le besoin de dynamisme, que les choses bougent. Après avoir goûté à la vie en grande entreprise, cela m’a encore plus conforté dans le choix d’être entrepreneur. De mon point de vue, on est entreprenant et on devient entrepreneur lorsqu’on décide d’en faire son métier.
Grégory : C’est surtout la liberté dans le travail qui résonne dans le fait d’être entrepreneur. En étant salarié en entreprise, on doit souvent faire ce que l’on nous dit dans un cadre donné. En étant entrepreneur, on peut prendre nos propres décisions rapidement. Cette liberté est attractive. Au niveau de la motivation, c’est également différent. C’est de soi que dépend la réussite, de son implication dans le projet.

 

Propos recueillis par l’Antenne Région Valais romand le 29 novembre 2016.

 

Antenne Région Valais romand
Centre de développement régional
Centre du Parc
Rue Marconi 19
1920 Martigny
T. +4127 720 60 16
F. +4127 720 60 18

www.regionvalaisromand.ch