04.04.2017"PORTRAIT DE CREATEUR", à Veysonnaz

CHAQUE TROIS SEMAINES, DECOUVREZ UN NOUVEL ENTREPRENEUR.

Suédoise d’origine, Eva Jorio avait à cœur d’introduire une marque de vêtement de grande tradition scandinave sur le marché suisse. La belle relation nouée avec la famille Elfström, troisième génération de confectionneurs, l’a encouragée à se lancer.

Eva Jorio
Commerçante-représentante d’une confection haut de gamme en cuir pour femmes et hommes
La Suédoise, Veysonnaz                       

Ouvert en avril 2014
Entretien-conseil en février 2014


Comment avez-vous eu l’idée de l’entreprise ?
Le contact avec la maison mère PG Elfström m’a donné l’idée de l’entreprise. J’étais à la recherche d’une maison de confection pour dames. Suite à mon message adressé à l’entreprise, j’ai eu un retour de son propriétaire, représentant de cette famille d’entrepreneurs suédoise. Sa réponse me laissait comprendre qu’ils recherchaient quelqu’un pour les représenter en Suisse. Les contacts se sont multipliés et j’ai visité leurs ateliers de Malung au centre du pays en janvier 2014. J’ai apprécié ces produits en cuir de haute qualité confectionnés de manière équitable, uniquement dans des ateliers suédois, dans le respect de l’environnement et de l’animal. Nous avons eu les deux le déclic que nous allions travailler ensemble.
Dans mon parcours, j’avais déjà eu l’idée à plusieurs reprises d’être indépendante, pas forcément de cette manière-là. Cette rencontre a été déterminante. J’ai l’impression de me lancer dans quelque chose qui me fait vraiment plaisir !

 De l’idée à la réalisation, combien de temps s’est écoulé ?
Suite à cette visite, j’ai commencé à faire les démarches administratives nécessaires. Très peu de temps s’est écoulé, car la réalisation a été immédiate. Tout s’est mis en place de février au printemps 2014. J’avais peu d’hésitation, par contre j’ai dû me constituer un budget pour acquérir la collection afin qu’elle m’appartienne. J’ai également développé toute la ligne graphique de mes correspondances, papier en tête, cartes de visite, pour avoir une ligne cohérente et fidèle à l’esprit de l’entreprise.

Quelle a été l’étape clé à la réussite de votre projet ?
La première vente ou la première commande depuis une boutique. Il est difficile de se profiler dans ce commerce et parmi l’offre existante. Ces ventes initiales ont été la confirmation que mon idée est bonne quelque part. J’ai supporté les frais de départ, mais je suis convaincue du produit, je me permets cette démarche pour voir si je peux aussi convaincre une clientèle en Suisse. Dans les pays scandinaves, la réputation de la marque qui profite d’une large renommée n’est plus à prouver.

Quels ont été les soutiens nécessaires, stimulants, réconfortants ?
La bonne collaboration avec la maison mère en Suède a été un soutien important. C’est une autre raison qui m’a persuadée à me lancer et je connais les gens de cette région du pays. L’Antenne Région Valais romand m’a soutenue. J’avais besoin d’un partenaire pour le dialogue, son accueil a été un soutien. Elle m’a guidée dans les pensées, répondant aux questions de comment se profiler et se distinguer. La création de l’entreprise en elle-même n’est pas compliquée, on nous donne une marche à suivre. En cas d’hésitation, on nous conseille.

Etre ou devenir entrepreneur ?
Je pense qu’on l’est quelque part. Parfois, ça somnole depuis longtemps. On a cet esprit de risque. Si l’on n’ose pas sortir de la sécurité, on reste employé. Souvent, il s’agit d’une question de courage, mais également de circonstances. Des circonstances extérieures m’avaient serrée dans ce précédent statut, maintenant je me sens libre de le faire. Sans essayer, on ne saura jamais.

 

Propos recueillis par l’Antenne Région Valais romand le 29 novembre 2016.

 

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